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Les avocats ont l’habitude de rappeler à leurs clients, lors de la fixation de la pension alimentaire pour les enfants mineurs, que cette obligation ne s’arrête pas à leur majorité.

Elle se poursuit tant que les enfants ne sont pas indépendants financièrement.

Mais récemment la Cour de cassation est venue préciser les conditions dans lesquelles un enfant majeur peut agir directement pour obtenir le versement d’une pension alimentaire de la part de son père ou de sa mère.

Dans un arrêt du 4 mars 2026 (Pourvoi n°23-21.835), la Première Chambre civile a ainsi rappelé que l’enfant majeur, créancier de l’obligation parentale d’entretien, dispose, « une fois [parvenu] à sa majorité, du droit et d’un intérêt à agir contre son père en contribution, complémentaire ou principale, à son entretien et son éducation ».

Sans entrer dans la distinction entre les différents fondements juridiques qui peuvent justifier cette demande, on peut déjà retenir un élément essentiel : l’enfant majeur a le droit de présenter cette demande à titre principal, c’est-à-dire si aucune pension alimentaire n’est versée par le parent en question, mais également à titre complémentaire, c’est-à-dire alors même qu’une pension alimentaire aurait déjà été mise à la charge du parent débiteur.

Plusieurs éléments devront naturellement être pris en compte : situation du parent débiteur, situation de l’enfant majeur, état de besoin ou de dépendance, notamment par rapport aux sommes déjà versées etc…

En tout cas, cette situation, très fréquente en pratique, doit nécessairement être analysée et si possible anticipée au mieux lors de la séparation.